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L’utilisation avertie des connaissances concernant le cerveau et ses fonctions peut nous conduire à de meilleurs choix et décisions, plus informés et conformes à la réalité. C’est le cas notamment dans le domaine de l’éducation, où le cerveau et ses modifications dues à l’apprentissage sont au coeur des pratiques. Mais pour que cette utilisation soit profitable, il est nécessaire qu’on sache identifier, dans la masse d’informations en circulation, celles fondées sur les faits. La place de plus en plus importante que prennent les sciences du cerveau dans notre société s’accompagne en effet par ailleurs de simplifications excessives, de distorsions des résultats expérimentaux et de leurs interprétations, de mécompréhensions – d’idées irréalistes, non fondées sur les faits, que nos propres intuitions et espoirs contribuent à renforcer.
Le dossier sur les neuromythes : https://synapses-lamap.org/category/boussole-pour-lenseignant/neuromythe/
Manulex est une base de données lexicales qui fournit les fréquences d'occurrences de mots calculées à partir d'un corpus de 54 manuels scolaires. Les listes de fréquences de mots sont fournies pour trois niveaux d'expertise de la lecture.
Manulex est constituée de deux lexiques pour les 4 niveaux considérés : un lexique de 48 900 formes orthographiques différentes rencontrées dans les manuels et un lexique de 23 900 lemmes pour lesquels la fréquence correspond à la somme des fréquences des formes orthographiques.
Ressources en neuroéducation :
Construire des passerelles entre éducation et sciences cognitives
Entretien avec Pierre Périer auteur de Des parents invisibles et d'une note FCPE sur ce thème.
Différences difficulté, handicap et trouble. Sources de la difficulté (individuelle, sociale). Lien avec les tâches complexes. Grille d'analyse fondée sur composantes didactique, logique, cognitive, langagière, sociale
Mais comment les élèves interprètent-ils ces différences qui sont données à voir quotidiennement ? Répondre à cette question est fondamental puisque de nombreuses recherches en psychologie montrent aujourd’hui que la façon dont les élèves expliquent ces différences a des conséquences importantes sur la motivation, les performances scolaires et la construction des inégalités.
Recension de l'ouvrage Roger-François Gauthier. Ce que l’école devrait enseigner. Éditions Dunod, 2014.
Interview de l'auteur.
Il faudrait enfin dépasser les problèmes de programmes –sans cesse critiqués– de socles d'apprentissages –dont personne ne comprend le sens. La logique curriculaire va dans le bon sens mais son nom sonne comme un affreux barbarisme.
Fondé sur Grobon S, Panico L, Solaz A. Inégalités socioéconomiques dans le développement langagier et moteur des enfants à 2 ans. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(1):2-9.
Cette étude est descriptive et ne permet pas une conclusion précise sur les origines de ces inégalités. Toutefois, elle propose des pistes de réflexions, qui restent à explorer. Elle relève ainsi qu’une petite partie de ces écarts est liée à des caractéristiques sociodémographiques telles que la taille de la fratrie, la santé de l’enfant à la naissance, le statut migratoire et l’âge des parents. Elle suggère surtout qu’un mode de garde collectif de qualité est bénéfique, en particulier pour le développement cognitif, et ce plus particulièrement pour les enfants issus de familles plus défavorisées. A caractéristiques comparables, les enfants gardés en crèche ou par une assistante maternelle semblent avoir acquis un vocabulaire plus riche que ceux gardés par les parents ou les grands-parents.
Fondé sur cet ouvrage : Mercier Charles, Le vocabulaire enfantin de la laïcité - Une enquête auprès d’écoliers bordelais (https://classiques-garnier.com/nouveaux-vocabulaires-de-la-laicite-le-vocabulaire-enfantin-de-la-laicite.html)
Contrairement à ce qu’on pourrait supposer spontanément, ce ne sont pas les élèves issus d’établissements favorisés et homogènes sur le plan culturel qui ont obtenu le meilleur score : les classes des écoles en situation de mixité sociale et ethnique étaient sur la première marche du podium, comme si la diversité de l’environnement scolaire fournissait des ressources pour écrire sur la laïcité.
Si l’on s’intéresse aux contenus attribués à la laïcité, il est frappant de constater que les jeunes enquêtés conçoivent la laïcité comme une source d’interdictions davantage que comme un dispositif qui garantit des droits. [...] Il semble que, dans leur grande majorité, les élèves aient intégré ce que Stéphanie Hennette-Vauchez et Vincent Valentin qualifient de « nouvelle laïcité », qui, depuis le début des années 2000, cherche à étendre l’obligation de neutralité convictionnelle à l’ensemble de la société et non plus seulement à l’État.
Insécurité, hygiène préoccupante, manque d’intimité… Dans les établissements scolaires, les sanitaires sont devenus des « lieux à problèmes ». Construire des toilettes neutres, partagées par les filles et les garçons, pourrait permettre de répondre à ces problématiques tout en favorisant dès le plus jeune âge l’égalité entre les femmes et les hommes. C’est en tout cas la voie choisie par de plus en plus d’écoles et de collèges.
Recension du livre Brougère G. (2005), Jouer/Apprendre, Paris, Economica-Anthropos.
Pour qu’une activité soit interprétée comme une activité de jeu, cinq critères peuvent être retenus, dont les deux premiers sont essentiels : le caractère de « second degré » de l’activité dans son rapport aux mêmes activités de la vie ordinaire (Je sais que « ceci est un jeu »), la libre décision d’entrer dans le jeu (« jouer, c’est décider de jouer »), l’existence de règles implicites ou explicites partagées, la non-conséquence du jeu dans la vie « réelle », l’incertitude quant à l’issue du jeu.
Cependant, contrairement à une idée reçue, le jeu n’est pas donné, il doit faire l’objet d’un apprentissage. L’enfant en particulier doit apprendre à jouer [...]. Une autre approche doit être mise en œuvre, qui fait appel à la notion d’éducation informelle : il faut penser le jeu en relation avec tous les apprentissages qui peuvent se faire dans des situations qui ne sont pas intentionnellement construites pour l’apprentissage. En tant qu’il est une construction sociale et culturelle, en tant qu’il transforme des éléments extérieurs en leur donnant de nouvelles significations, le jeu possède en lui-même un potentiel éducatif [...]
Ces données illustrent la force des inégalités sociales à l’école en France. Il faut se garder de toute caricature : le fait que les écarts entre milieux sociaux s’accroissent au fil de la scolarité ne signifie pas que l’école augmente les inégalités, contrairement à ce que l’on lit souvent. Il existe en France de véritables filières de promotion sociale. Par exemple, on trouve une part aussi élevée d’enfants d’ouvriers en BTS qu’au collège, ce qui montre bien comment l’école tire une partie des élèves vers le haut de la hiérarchie sociale. Sans service public d’éducation, largement gratuit, les écarts auraient une toute autre ampleur. En revanche, notre système est loin de faire ce qu’il devrait pour assurer l’égalité des chances scolaires essentiellement parce que la compétition y est très tendue, que l’école française laisse peu de place à l’expérience et qu’elle cherche à sélectionner quelques bons élèves plutôt que d’éviter d’en perdre un grand nombre en route.
Un padlet pour aider tous les enseignants souhaitant se lancer en pédagogie Freinet.
Outils sur l’égalité femmes-hommes ou filles-garçons (vidéos, quizz, kits pédagogiques…) ; des statistiques, des rapports, des conférences sur les inégalités f/h ; des besoins de conseils (Discriminations, violences).
Ces conditions initiales ont des conséquences plus tard dans l’espace public où la culture scientifique est vue comme une somme de savoirs spécialisés, de surcroît chacun en développement accéléré, à l’opposé de « la culture », généraliste par nature.
Cette note traite les points suivants:
- Égalité filles-garçons dans les programmes du premier degré
- Égalité filles-garçons dans les programmes du second degré
- dans les programmes de français
- dans les programmes de mathématiques et physique-chimie
- dans les programmes de sciences et technologie
- dans les programmes d’EPS
- dans les programmes d’histoire-géographie et d’EMC
- dans les programmes de langues vivantes
- Actions éducatives et concours en lien avec la thématique de l’égalité filles-garçons
- Les parcours éducatifs